Sarkozy veut relancer le GTHN


Dans un courrier daté du 4 juin dernier dont la Gazette s'est procuré une copie, le président de la République française a renouvelé à son homologue comorien son "entière disponibilité et celle du gouvernement français à reprendre rapidement et à mener à son terme la négociation entamée dans le cadre du Groupe de travail de haut niveau". Pour Nicolas Sarkozy il s'agit d'une démarche qui vise à "donner corps à notre ambition commune en matière d'intégration régionale", peut-on lire dans sa conclusion. Le numéro un français a tenu par cette lettre à présenter au président Sambi ses "voeux de bonheur et de prospérité" à l'occasion de son 51ème anniversaire. Evoquant brièvement le dossier de politique intérieure des Comores, M. Sarkozy s'est dit "convaincu que seul un large consensus politique et populaire... permettra aux Comores de trouver une stabilité institutionnelle durable dans le respect des fragiles équilibres internes".

Source : FI n°2337 du jeudi 18 juin 2009
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# Posté le vendredi 19 juin 2009 12:04

Manifestation des employés de l'administration de Ngazidja “Les travailleurs de Ngazidja sont des Comoriens, et l'île de Ngazidja n'est pas un sacrifice”



Les employés de l'administration publique de l'île de Ngazidja ont organisé mardi matin une marche pacifique, depuis l'ex-ministère des Finances de Ngazidja à Hamramba jusqu'à la place de l'indépendance où la manifestation s'est achevée avec la lecture collective de la sourate “Yasine” du saint Coran.
Cette manifestation a regroupé, selon des manifestants, “tous les employés de tous les secteurs de l'exécutif de l'île de Ngazidja, mais aussi les commissaires, tels que celui des Finances, de l'Education, de l'Intérieur et celui chargé de la promotion du genre et du préfet du centre”.
A l'origine de cette marche les suspicions lourdes qui pèsent sur une éventuelle déflatage de la Fonction publique dont seraient victimes les administrations des îles autonomes.
Sur les banderoles que portaient les manifestants on pouvait lire “autonomie effective oui, autonomie fictive non”, “Ngazidja tsi fidiya ya Sambi” ou encore “touche pas à mon emploi”.
Des déclarations qui sonnent comme un déni aux résultats du référendum populaire qui a remis à plat les institutions et clarifié les domaines de compétences de l'Etat fédéral et les entités qui le composent.
Selon le régisseur de la préfecture du centre, Soilihi Ali Omar, “le président aurait lancé un ultimatum disant qu'il n'allait payer que les enseignants et les agents de la santé de Ngazidja et de Mwali'', excluant de fait les autres agents des autres ministères.
“Lorsque nous avons élu le président Sambi, il a promit de respecter la loi” a déclaré l'ex-ministre Moinaécha Saïd Islam avant de confier qu'ils ne s'élève contre le fait d'être appelé, “conseiller” ou “commissaire” mais qu'elle “contestait les procédures suivies”. “L'Etat peut faire ce qu'il veut, mais cela ne nous empêche pas de manifester”, a conclu Moinaécha Saïd Islam.
“Le président a dit qu'il allait nous intégrer dans la fonction publique de l'Union, en même temps il dit que nous ne travaillons pas assez. Je pense en réalité qu'il veut nous exclure”, a dit Mohamed Elhad du département de communication au ministère de l'intérieur de Ngazidja.
Selon Sitti Saïd Islam, “cette marche pacifique est le début d'une série de manifestations qui vont reprendre les jours qui viennent”.

A. Saïd Abdallah
Al-watwan N° 1342 du 17 juin 2009
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# Posté le vendredi 19 juin 2009 12:03

Sambi à Mohéli : détente des relations entre l'Union et l'île



Il était 9 heures 30 ce lundi 15 juin 2009 lorsque l'avion spécial de Comores Aviation en provenance d'Anjouan avec le chef de l'Etat à bord, s'immobilisa sur le tarmac de l'aéroport de Bandarsalam où pour l'occasion s'était rassemblée une foule nombreuse faite de notables, hommes politiques et cadres administratifs.
Mais la surprise du jour fut sans nul doute, la présence de Mohamed Ali Said qui, contre toute attente est venu saluer lui aussi le président de la République dès sa descente d'avion. Et sa présence avait un sens plus que protocolaire à en croire la chaleur de la poignée de mains entre le président Sambi et le chef de l'exécutif de Mwali qui ont passé les troupes en revue et serrant les mains en commun dans un air très décontracté frôlant quelque part une quelconque complicité par les regards et l'atmosphère dans leurs échanges de propos.
“Félicitations”
Le président de la République se devait, par la suite, se rendre dans un certain nombre de quartiers déshérités de Fomboni dont kanaleni, Mabahoni pour s'enquérir des doléances de la population. Dans ce dernier, il a profité pour visiter le chantier que mène la société Cbe sur la rivière Msutruni en vue de sécuriser les riverains.
Dans la matinée du mardi 16 juin, le président de la République a reçu dans sa demeure djwaezienne Carlos Orga, ambassadeur de la Confédération suisse en Union des Comores avec résidence à Antananarivo, venu présenter ses lettres d'accréditation auprès de l'Union en présence des membres du gouvernement au grand complet et du Coordinateur représentant la République à Mwali.
Dans une allocution, l'ambassadeur helvétique a souligné quelques points communs entre les deux pays dont l'appartenance au club des pays aux dimensions réduites, l'usage du fédéralisme et la démocratie. Il a félicité le président Sambi pour le déroulement sans incident du référendum le 17 mai dernier à l'issue duquel, selon lui, “la grande majorité de la population des Comores a approuvé la révision constitutionnelle marquant ainsi la maturité politique de la population comorienne”. L'Ambassadeur a souligné certaines valeurs auxquelles son pays reste très attaché notamment “tout ce qui touche à la paix et le rapprochement entre les peuples”.
“Un modèle de paix, de stabilité, de progrès et prospérité”
Il a enfin rappelé l'invitation du président du gouvernement suisse au président Sambi pour participer à la réunion de la troisième conférence mondiale sur le climat qui se tiendra les 3 et 4 septembre 2009 à Genève en Suisse.
Le président de la République, tout en acceptant les lettres de créance qui lui sont présentées, a commencé à souhaiter la bienvenue en terre comorienne à son excellence l'ambassadeur en l'invitant à “se sentir comme chez lui”. Il a exprimé son admiration pour les institutions de la Confédération suisse, un pays qui est “un modèle de paix, de stabilité, de progrès et de prospérité”. Il s'est aussi réjoui de l'intérêt que la Confédération suisse accorde à notre pays. Il a promis que le gouvernement comorien et lui-même vont faire le maximum pour faciliter la mission qui a été confiée à l'ambassadeur Carlos Orga.
Après la cérémonie des lettres de créance et une réunion en tête à tête entre le président Sambi et son hôte suisse, devait débuter un conseil des ministres qui, contrairement à une certaine tradition, s'est tenu un mardi au lieu du traditionnel jeudi.
Le séjour mohélien du président de la République et son gouvernement devait se poursuivre jusqu'au mercredi 17 juin.

Riziki
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# Posté le vendredi 19 juin 2009 12:01

La Cour constitutionnelle a validé les résultats du référendum constitutionnel


Après la proclamation, hier lundi, des résultats provisoires du référendum du 17 mai dernier par le ministre de la justice en charge des élections, Mmadi Ali, en présence du président de la commission nationale électorale et des observateurs internationaux, la Cour constitutionnelle vient de valider les résultats définitifs.
Les résultats provisoires de la commission électorale nationale indépendante (CENI) donnaient un taux de participation de 52,77% (65,05% à Anjouan, 44,96% à Mohéli et 44,56% à la Grande Comore) et une victoire de 93,8% pour Oui contre 6,2% pour le Non.
Selon l'arrêt N° 09-012/CC de ce mardi 19 mai 2009, la Cour constitutionnelle a « adopté le projet de loi référendaire portant révision de certaines dispositions de la constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001 ». Le Oui l'a emporté avec 156 055 voix, soit 93,90% des suffrages exprimés. Le référendum constitutionnel de décembre 2001 était approuvé avec 77% des suffrages exprimés. En revanche, les électeurs inscrits sur les listes électorales se sont timidement mobilisés, le 17 mai dernier. Ce qui a donné un faible taux de participation de 51,76% des électeurs.
Par ailleurs, le président de l'île de Ngazidja qui a introduit un recours en annulation des résultats du référendum est encore une fois débouté. Dans son recours, le futur gouverneur Mohamed Abdouloihabi faisait état de nombreuses irrégularités du vote relevées dans plusieurs localités de Ngazidja. Un recours rejeté par la Cour constitutionnelle qui estime que le plaignant « n'apporte pas les preuves de ses allégations ».

Comores4.skyrock.com
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# Posté le mercredi 20 mai 2009 02:27

Référendum du 17 mai : Abdouloihabi réagit

Dans une déclaration diffusée sur Radio Ngazidja cet après-midi, le chef de l'exécutif de Ngazidja, Mohamed Abdouloihabi dit ne pas avoir d'appréciation sur un référendum que « les Comoriens ont rejeté » en s'abstenant. Une réaction que l'on peut juger timide.
« Vous avez compris que ce n'était pas un scrutin », s'est-il adressé à la population de Ngazidja qui, selon lui, « a refusé la réforme constitutionnelle ».
Pour Mohamed Abdouloihabi qui s'exprimait au nom de son gouvernement, de celui de Mohéli et au nom des assemblées de l'Union et de Ngazidja, les changements annoncés ne sont même pas une réalité. « Ce qui va changer, ce sont les dénominations, mais les institutions restent presque les mêmes, et les conflits de compétences vont persister, notamment au niveau de l'éducation, de la santé et de l'agriculture ».
Et comme une façon de prendre acte des résultats du référendum, le futur gouverneur de Ngazidja appelle le chef de l'Etat à « revenir aux Comoriens pour l'instauration des nouvelles institutions ».
« Nous allons nous préparer pour les législatives et nous demandons leur organisation le plus vite possible», a-t-il lancé, convaincu que le seul moyen de pousser Sambi à la porte en 2010 c'est de lui priver de majorité à l'assemblée de l'Union et aux Conseils des îles.

Kweli/19/05/09

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# Posté le mercredi 20 mai 2009 01:51

93.8% ont voté oui pour la reforme consttitutionnelle du 17 mai

175.364 élécteurs se sont presentés aux urnes ce dimanche lors du refrendum constitutionnel sur 334.636 inscrits sur les listes electorales. le taux de participation est donc de 52.7%.
Selon les resultats provisoires le Oui l'a emporté à 93.8%, le "non" n'a eu que 6.2%.
8.782 votants se sont exprimés pour le nul. On attend les resultats officielles qui seront données par la Cour cet après-midi.
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# Posté le mardi 19 mai 2009 09:53

madeira et la communauté internationale reçu à beit salam

Le président a reçu les membres de la communauté internationale accrédités et observateurs du déroulement du scrutin, dans l'après-midi du lundi 18 mai 2009, le lendemain du referendum, à Beit Salam.
Selon le site de la présidence, ils ont felicité le chef de l'état pour le bon déroulement du scrutin, esperant que l'adoption par le peuple comorien de la constitution va contribuer à apaiser les uns, mettre fin aux conflits des compétences et orienter le pays vers le développement.
"J'ai été étonné par la capacité d'organisation que les Comoriens ont, de pouvoir organiser d'une façon professionnelle une élection", a déclaré José Francisco Madeira, L'envoyé spécial du Président de la Commission Africaine, selon la même source.
"Pour les prochaines échéances, la présence de la communauté internationale devrait se limiter simplement en terme de consultation, en terme de pourvoyeur de fonds, de ressources et en terme d'observation électorale" a t-il ajouté.
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# Posté le mardi 19 mai 2009 09:26

Finances publiques : où vont les recettes de l'Etat ?


Depuis plusieurs années, l'Etat comorien affiche ses failles notamment en matière économique. Les fonctionnaires accusent plusieurs mois d'arriérés de salaires impayés (2 à 3 mois en 2008 et déjà 4 mois en 2009), la majorité des sociétés d'Etat sont au bord de la faillite, le chômage reste plus que jamais élevé (70% de la population active) alors que le coût de la vie continue de monter en flèche.
Notre pays semble vivre seulement des aides internationales. Depuis des mois, l'Etat comorien n'a pu verser aucun salaire à ses agents. Et aucune mission de service public n'est remplie correctement. Il a fallu le versement des aides budgétaires pour pouvoir payer les salaires des mois de juin, juillet, aout et septembre 2008 ; céder le Galawa pour rénover le réseau routier de Moroni.
Et l'on attend maintenant l'éligibilité des Comores au programme de Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) pour espérer encore une amélioration de la situation.
L'euphorie règne dans nos ministères depuis l'annonce récente par la ligue arabe d'un don de 2 millions de dollars par mois pendant 12 mois, et par le PNUD d'une aide de 9 millions de dollars. A cela viennent s'ajouter les 966 000 dollars de la banque islamique de développement(Bid).
Et pourtant, les Comores disposent bel et bien des recettes. L'Etat perçoit des impôts et des taxes, et on sait que cela rapporte dans les caisses de l'Etat une manne financière importante.
Les services des impôts se sont targués d'avoir récolté en 2008 plus de 4 milliards de francs. Les douanes nous vantent leur travail exceptionnel avec une hausse de recettes de 20% à 40 % en 2008.
On peut comprendre le souci de nos autorités de vouloir honorer les engagements internationaux, notamment les dettes envers la Banque mondiale, la banque africaine de développement (BAD) ou encore l'Agence française de développement (AFD) : en 2008 les Comores ont remboursé 1,9 milliard de dette extérieure. Mais, on sait pertinemment que par mois l'Etat comorien encaisse en moyenne 1, 763 milliard de francs (chiffre de 2007). En 2008, les services de l'Union auraient récolté au titre des recettes partagées 19,7 milliards de francs y compris les recettes d'ordres.
Alors, si l'Etat comorien s'avère incapable d'assurer un minimum de ses services et prestations, c'est qu'il y a un problème de gestion publique occasionné par la gabegie, l'irresponsabilité et l'impunité.

Ali Mmadi/Albalad/26/04/2009
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# Posté le vendredi 08 mai 2009 05:30

Salaire d'octobre : 404 millions pour Ngazidja

Lors du paiement de l'arriéré de salaire du mois d'octobre 2008, le gouvernement de l'Union a versé, le 13 avril, l'intégralité du montant exigé depuis plusieurs mois par l'île autonome de Ngazidja : 404 millions.
« On nous verse 321 au lieu de 404 millions », nous avait confié, en mars, l'argentier de l'île, Kamar Ezzamane, (voir ici). C'est la raison pour laquelle, les fonctionnaires de Ngazidja accusent plusieurs mois d'arriérés de salaires impayés par rapport à leurs pairs de l'Union et des autres îles. Mais malgré ce virement qui devait assurer le paiement de tous les agents de Ngazidja, son exécutif a décidé de combler les gaps des mois d'août et septembre. Et Kamar Ezzamane rassure les syndicats que tout le monde sera payé dans les jours qui viennent.
Au trésor public de l'île, on ne livre aucun commentaire, mais on s'active pour effectuer des contrôles physiques et payer certains services jugés prioritaires.
Au-delà de cette question de gaps, ne serait-il pas mieux, pour éviter l'installation d'une fonction publique à vitesses variables, de centraliser à nouveau la fonction publique ne serait-ce qu'en ce qui concerne les salaires ? Cela permettrait de garantir l'égalité et l'équité au sein de la fonction publique, et surtout d'évacuer les soupçons vis-à-vis des dirigeants.
En octobre 2008, la masse salariale comorienne s'élevait à 1 milliard 355 millions, repartis ainsi : Union, 540 millions ; Ngazidja, 404 millions ; Anjouan, 329 millions et Mohéli, 82 millions.

Ali Mmadi/Albalad/4/04/2009
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# Posté le vendredi 08 mai 2009 03:45

Bachar Kiwan : "nos engagements sont irreversibles"

Le président du groupe Comoro Golf Holding dont une partie de l'opposition avait prétendu l'arrestation Dubai est arrivé à Moroni, jeudi 23 avril à 19 h, à bord d'un avion spécial. Accompagné d'un investisseur koweitien, l'homme d'affaire fronco-syrien a reçu un accueil chaleureux y compris par des membres du gouvernement de l'Union, depuis l'aéroport jusqu'à l'hôtel Itsandra, l'une des filiales de son groupe. Bachar Kiwan devrait rester dans le pays jusqu'en début de semaine prochaine. Il tiendra une conférence de presse, demain samedi à 15 h, à l'hôtel Itsandra.
"Nos engagements sont irreversibles", aurait-il déclaré devant les plus de 500 personnes ayant effectué le déplacement. "c'est un geste d'amitié et de fraternité qui me fait tres d'honneur et j'esp-re ne pas vous decevoir", a t-il conclu

kweli et al hamdi
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# Posté le vendredi 24 avril 2009 16:04